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Projet Smart City à Waterloo en Belgique avec PYSAE

Article paru le 05/09/2018 dans le magazine RTBF

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Il faut souvent s'armer de patience pour circuler dans Waterloo. Sa position géographique, sur l'axe Charleroi-Bruxelles, génère un trafic de transit dense, que certains tentent de contourner en suivant les conseils d'applications mobiles, qui déplacent le problème dans des quartiers résidentiels jusqu'ici peu habitués à un tel flot de voitures. Waterloo est aussi victime de son succès: ses nombreux commerces répartis tout au long de la chaussée de Bruxelles, ses parkings gratuits, ses infrastructures sportives et culturelles rendent la circulation compliquée à certains moments, en particulier les mercredis après-midi et les samedis.

La voiture reste reine

Jusqu'à présent, seules les navettes "Proxibus", destinée à favoriser la mobilité entre les quartiers qui ne sont pas desservis par les lignes de bus classiques, tentent de convaincre les Waterlootois de laisser la voiture au garage. Cela fonctionne plutôt bien auprès des jeunes, des navetteurs et des personnes âgées. Mais pour une grande majorité, la voiture reste le moyen de transport n°1. Comme on ne se défait pas du jour au lendemain de ses habitudes, des solutions sont à l'étude pour que tous ces véhicules ne convergent pas en même temps vers le même endroit, comme les parkings.

Ville-laboratoire

Les nouvelles technologies sont appelées à la rescousse. "C'est un laboratoire pour nous: on essaie des choses, qu'on essaie d'améliorer en continu", explique Etienne Bertrand de la société VINCI Energies Belgique, à la manœuvre pour tenter de trouver des solutions en la matière. La première innovation, qui sera testée dès la fin du mois de septembre, sera une application pour smartphone, PYSAE. Elle permettra de suivre en temps réel, via un système de géolocalisation, le trajet des Proxibus et des nouvelles navettes "Waterloo free shuttle", destinées à véhiculer les fans de shopping d'un pôle commercial de la commune à l'autre. L'idée étant qu'ils laissent leur voiture sur un parking de dissuasion. "C'est une technologie finalement assez classique, reconnaît Etienne Bertrand. Mais elle a surtout pour avantage d'éviter aux usagers d'attendre pendant une demi-heure sous la pluie un bus qui n'arrive pas, ce qui au final en diminue l'usage".

Parking "intelligent" et voitures électriques partagées

L'autre innovation en test, dès la fin de cette année, est un capteur placé à l'entrée et à la sortie du parking de la maison communale, qui comptabilisera les flux. Le nombre de places disponibles sera affiché sur les tableaux digitaux déjà présents en centre-ville et envoyé sur les smartphone, de telle sorte que les automobilistes n'auront plus à tourner pour trouver une place où se garer. "Personne aujourd'hui n'est convaincu que c'est LA solution. On ne verra les effets que dans les mois à venir", poursuit Etienne Bertrand. L'ensemble des parkings publics de Waterloo devraient être équipés de ce système par la suite. Dernière nouveauté pour tenter de limiter la pression automobile, l'arrivée à Waterloo des voitures électriques partagées Zen Car, jusqu'ici uniquement présentes sur Bruxelles. Cinq stations, dont trois sur la voie publique, seront installées prochainement.

Article paru le 05/09/2018 dans le magazine RTBF
https://www.rtbf.be/info/regions/detail_waterloo-fourbit-ses-armes-pour-tenter-de-desengorger-le-centre-ville?id=10011488

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Nicolas Jaulin